S’il y a une règle d’or à retenir avant de se lancer dans cette expédition, c’est l’anticipation : en pleine saison, il est indispensable de réserver ses billets en ligne au moins 3 jours à l’avance. Le jour J, l’organisation est heureusement très fluide. Avant l’heure de la visite, on peut facilement patienter dans le parc ombragé situé juste en face de l’entrée, où l’on trouve de quoi se restaurer.
En attendant de rejoindre la file (à faire 10 minutes avant l’heure indiquée sur le ticket), on peut déjà s’approcher de la « bouche du gouffre ». Se retrouver face à cet orifice naturel de 35 mètres de diamètre donne un premier aperçu vertigineux de ce qui nous attend.
La descente et le changement de monde
Lorsque vient notre tour, munis d’un audioguide, la descente commence. Que l’on choisisse l’ascenseur ou d’affronter les escaliers, on perçoit très vite le changement d’atmosphère. La lumière du jour s’atténue peu à peu et la fraîcheur s’installe (la température souterraine est constante, à environ 13°C toute l’année).
Une fois arrivés au fond, à 103 mètres sous terre, le choc visuel est total. Au milieu d’une végétation luxuriante inattendue, une majestueuse sculpture blanche et immaculée trône au centre du puits de lumière. L’ambiance à la Jules Verne est instantanée.
Le ballet des bateliers
Nous poursuivons la visite en marchant dans l’impressionnant boyau creusé par la rivière souterraine. L’air est frais, le silence est lourd et l’atmosphère tout simplement grandiose. Vient ensuite le moment d’embarquer sur l’eau. Naviguer dans les entrailles de la Terre est une expérience à part entière, rendue d’autant plus hypnotique par le ballet incessant et parfaitement chorégraphié des bateliers qui se croisent dans la pénombre.
L’immensité des galeries
Notre parcours nous mène jusqu’au bout de la partie visitable, représentant une balade souterraine d’environ 2 kilomètres aller-retour. Mais le mystère reste entier : au-delà de ce point, le réseau continue sur plus de 40 kilomètres de galeries inexplorables pour le grand public, pour finalement se diviser en deux bras invisibles.
Le parcours fait ensuite une boucle pour le retour, nous faisant traverser une immense salle (la fameuse Salle du Grand Dôme, dont la voûte culmine à 94 mètres de hauteur). Les éclairages y subliment des couleurs saisissantes, mariant la roche ocre à l’eau d’un bleu profond.
Retour à la surface
Après un dernier trajet en barque, il est temps de retrouver l’air libre. Pour remonter, les plus courageux reprennent les escaliers (l’équivalent d’un immeuble de 30 étages), mais nous avons opté pour le confort de la série de 3 ascenseurs. Le tout dernier est panoramique, offrant une ultime vue spectaculaire sur ce puits majestueux en regagnant la surface.

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